
Depuis cinq ans, Néo-Lutèce est sorti du système de sectorisation fermé et d’une Gouvernance unique pour un modèle fédéral, où chaque Secteur a son propre responsable.
Si les lois fédérales s’appliquent sur tout le territoire, chaque responsable possède une certaine latitude sur le budget, le mode de sécurité et d’accès à l’accréditation de son secteur.
Chaque partie collecte ses propres taxes et n’en remet qu’une partie au centre, pour les services publiques généraux.
Cette solution a permis à des milliers de Lutéciens de se « libérer » de leurs quartiers mais également à la collectivité de bénéficier d’une meilleure qualité de vie.
Pour autant, derrière ce tableau angélique, se dresse une toute autre réalité : la fuite des corporations a plongé Néo-Lutèce dans un marasme économique dont elle peine à se sortir.
La criminalité, autrefois cantonné à certains « quartiers » difficiles, est aujourd’hui plus mobile que jamais, quand aux hautes sphères, le fait qu’elles soient partiellement investie par le crime organisé a largement contribué à sa corruption.
La ville est aujourd’hui séparée en deux grandes influences et deux visions très distinctes de la nature de Néo-Lutèce
* Le Parti LIBRE, majoritaire dans les Secteurs les plus aisés, estime que seuls la prospérité et le développement équilibré apportés par les corporations est en mesure de préserver la souveraineté de Néo-Lutèce. Pour LIBRE, ce n’est pas l’insurrection qui a permis à la ville de retrouver son envol mais sa capacité à se réinventer sous la contrainte. Sur les territoires contrôlés par LIBRE, la plupart des services publics sont réduits pour laisser place aux initiatives privées, comme c’est le cas par exemple, avec l’Agence Lone Hunter, organisme d’auxiliaire de justice satellite de la corporation Lone Wolf.
* Le Parti Lutécien (PLT) lui, a triomphé dans les secteurs majoritairement concernés par l’Insurrection, en se posant comme le premier parti ayant soutenu le départ d’Eurocorp et la sévérité vis à vis des corporations. Après la réhabilitation de l’ancien gouverneur Durkheim, figure pourtant controversée de la gouvernance avant son assassinat, le PLT a massivement investi sur les infrastructures publiques et une campagne de communication glorifiant le passé insurrectionnel de Néo-Lutèce. Le PLT se pose en faveur de corporations locales, de taille modeste, contribuant au bien-être public, d’une force de maintien de l’ordre fédérale détachée des enjeux financiers et d’une souveraineté totale, indépendantes des marchés financiers.
* Le Parti Unioniste (PUN) est le petit dernier des partis minoritaires ayant voix au chapitre. Les Unionistes sont favorable à une réintégration ou un protectorat de Nova Franka sur Néo-Lutèce. Historiquement, les Unionistes affirment toujours que Néo-Lutèce n’est autre que Paris, la capitale originelle francienne, dont elle partage la langue, une histoire commune et des liens filiaux forts. Le PUN a été le premier à permettre aux réfugiées lutéciens de s’installer à Nova Franka durant la période de guerre civile. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les Unionistes ne sont pas favorables à une mainmise corporatiste, mais à une aide raisonné des corporations franciennes comme Global, Egérie et Pythagore, avec qui les contacts ont toujours été cordiaux.
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Et toi, de quel côté te positionne tu ? Tu penses que l’argent même sale peut tout résoudre ? Qu’il vaut mieux troquer sa richesse contre son libre arbitre ? Ou que face aux menaces extérieurs, mieux vaut recoller les morceaux plutôt que de faire cavalier seul ? Et surtout, jusqu’où tu es prêt à aller pour que ta vision l’emporte ?
Si les complots d’alcôve, les magouilles politiques et les mensonges face caméra t’intéressent, rendez vous à NL Confidentials, dans les sessions du Dimanche. La démocratie, de toute manière c’est surfait….

